mercredi 24 mai 2017

Livres et vous? Livrez-vous... Avec Jean-Michel alias GrandissiMots


Bien que fatiguée, votre dévouée blogueuse aime tellement ce qu'elle fait qu'elle s'adapte à tout et en toutes circonstances afin de pouvoir bloguer encore et toujours, ici et partout ! C'est donc précisément sur mon smartphone, dans le train reliant Beauvais à Paris Nord en vue d'une soirée fort prometteuse, que je suis en train (oui, je sais, elle était facile celle-là ! ^^) de rédiger le présent article, pestant contre un correcteur qui n'entend rien à mes propos et compte apparemment livrer une version fort différente de la mienne... Décidément, ça ne comprendra donc jamais rien à rien ces petits engins-là ! Qu'à cela ne tienne, je ne lâcherai rien, déterminée à vous offrir une nouvelle petite interview dans le cadre de cette rubrique que j'affectionne tant, toujours ravie à l'idée de vous faire rencontrer des auteurs et autres bonnes âmes veillant sur le monde littéraire, ceci afin de vous révéler leurs lectures et plus précisément le lecteur qui sommeille en chacun d'eux...

Pour avoir entendu bien des éloges à son sujet, notamment à l'occasion de la journée des influenceurs littéraires qui se tenait à Paris samedi dernier, mais aussi parce que les auteurs ont justement besoin de ces yeux de lynx discrets mais essentiels pour produire un travail de qualité, j'ai aujourd'hui l'immense plaisir d'accueillir sur mon blog le discret mais fort sympathique Jean-Michel ! Rassurez-vous, son nom ne vous dit rien au premier abord, mais c'est sans doute parce que vous le connaissez bien plutôt sous le nom de "GrandissiMots" sur les réseaux sociaux ! Écrivain public, autrement dit le partenaire indispensable pour qui veut se lancer dans l'écriture sans se confronter aux défauts qui l'accompagnent, "GrandissiMots" est donc le nom du site de Jean-Michel, sur lequel celui-ci vous accueille avec toute la bienveillance qui est la sienne, afin de vous prêter main forte dans votre dur labeur, et notamment relire votre manuscrit pour en expurger toutes les fautes et autres vilaines coquilles qui s'y glissent au détour de chaque chapitre ! Malgré un planning relativement chargé, Jean-Michel n'a pas hésité une seule seconde et s'est prêté bien volontiers au jeu de mes petites questions indiscrètes, ce dont je lui suis extrêmement reconnaissante !

Trêve de bavardages, je ne vous embête pas plus longtemps et vous invite à découvrir ses réponses... Bonne lecture !
Pouvez-vous vous présenter, vous et votre site, en quelques mots ?
J’ai passé quarante années dans le monde des assurances ; toutefois, mes missions professionnelles ont davantage été axées sur la communication interne et la conduite de projet que sur les produits d’assurance. Mais j’ai la chance d’être en retraite depuis le 14 avril !
J’avais eu l’envie, il y a plusieurs années déjà, de développer une activité d’écrivain public, sous statut de micro entrepreneur, afin de répondre à une demande qui me semble évidente de correction de manuscrits et lettres en tous genres. Tout en étant assez stupéfait des tarifs généralement pratiqués, et que je ne me sentais pas forcément capable d’appliquer.
Avoir connu le monde de l’autoédition fin 2015 a été un déclic, et m’a incité à m’y mettre vraiment, car je pense qu’il n’est pas souhaitable que des livres soient publiés avec des fautes d’orthographe, de grammaire ou de conjugaisons, ainsi que des coquilles.
Mais ce qui me tient le plus à cœur c’est de créer un vrai partenariat entre un auteur et ce que je peux lui proposer. J’essaye de me tenir éloigné de tout mercantilisme, même si à un moment on peut parler de rétribution, mais mon ambition est avant tout d’apporter ma propre expérience en matière de communication et expression écrite.
Le site web que j’ai créé explique tout cela, une partie relate quelques coups de cœur, tandis qu’un blog assez « amateur » explique mes actualités du moment.

Petit ou gros lecteur ? Quelle place tient la lecture dans votre vie ?
Quand je vois le rythme de certains lecteurs/lectrices sur les réseaux sociaux, je me dis que je suis un bien piètre lecteur. Vu que j’ai pas mal d’autres activités, ce que j’appelle des "occupassions", ou bien simplement des loisirs, je ne lis guère que le soir avant de m’endormir. Mais par contre, c’est nécessaire pour moi.
Il faut dire aussi – et pourtant "certains ont essayé" de me convaincre – que je n’ai pas encore sauté le pas de la liseuse. Mais promis, je vais m’y mettre ! Car je le constate, en voyage, ce serait extrêmement pratique !

Y a-t-il un livre/auteur qui vous a poussé à créer ce site ? Quel a été votre déclic ?
Sans hésitation, c’est le premier livre (Confidences) de la trilogie "Autour de nous" de Nolwenn Renard. Je dévorais littéralement ce bouquin, qui était pour moi d’un genre tout à fait inédit, et cela me surprenait quand même car je ne pensais pas pouvoir figurer dans la cible idéale de lectorat. L’autoédition pouvait donc produire de tels talents ? me disais-je.
Seulement le hic, et elle ne m’en voudra pas de le révéler ici, c'est qu'il y avait quand même pas mal de fautes dans cette version publiée. J’ai donc contacté Nolwenn, en le lui soulignant avec le plus de diplomatie possible, et du coup nous avons bien sympathisé. Cela m’a poussé à développer vraiment cette activité d’écrivain public.

Quel a étévotre premier coup de coeur littéraire ? Et le dernier ?
Lorsque j’étais ado, "Germinal" d'Emile Zola a été le roman qui m’a vraiment donné le goût de la lecture, alors que je butais sur du Flaubert ou Musset. On dit la description fastidieuse, mais elle m’a plu, les personnages m’ont bouleversé, le décor, l’époque, et j’ai été submergé d’émotions.
Je n’ai pas un seul dernier coup de cœur littéraire, mais deux : "Ce qui nous oppose" de Nina Frey, que j’ai eu l’honneur de corriger, m’a littéralement bouleversé. Et daks le en même temps j’étais dans la lecture du magnifique "Le choix des tricheurs" de Sacha Stellie.

Quel est votre livre de chevet ? Et celui qui cale votre bibliothèque ?
C’est et ça restera certainement "Germinal" Pour toutes les raisons citées précédemment, et il ne m’a jamais quitté. Mais j’ai aussi une tendresse particulière pour toute l’œuvre de l’écrivain écossais A.J.Cronin.
A contrario, et paradoxalement, à part Germinal, Nana et l’Assommoir, je n’ai jamais pu ingérer l’intégralité des "Rougon-Macquart" qui cale vraiment ma bibliothèque !

Si vous deviez comparer votre vie à un roman, lequel serait-ce ?
Hou là là ! Quelle question difficile… Si je devais trouver là, vite fait comme ça, je pourrais dire "L’homme qui voulait vivre sa vie" de Douglas Kennedy. Mais en y réfléchissant davantage, je conseillerais bien un livre… Pour enfant, mais que tout le monde devrait lire : "De l’autre côté" de Laurence Fugier et Isabelle Carrier. On y prône des valeurs telles que tolérance, paix, amitié, espoir… Valeurs que je porte au plus profond de moi tout comme l’humanisme de manière générale.

Existe-t-il, selon vous, une recette idéale pour écrire un bon roman ? Si oui, laquelle ?
A part un article, ou une chronique, je me sens bien incapable d’écrire un livre ou un roman. Je n’ai pas du tout ce talent, et je suis réellement admiratif devant ces œuvres magnifiques qui sont publiées par les auteurs indépendants. Donc des recettes, je suis certainement le moins bien placé pour savoir s’il en existe réellement.
Tout ce que je peux dire, et c’est là le sens de ma démarche, c’est que chacun a ses compétences, ses qualités, son savoir-faire, son savoir-être. C’est quand on les mutualise, qu’on les met en commun, qu’on établit ainsi un vrai partenariat, et qu’il en sort quelque chose d’encore plus grand et abouti.
Ainsi les auteurs savent écrire une histoire, de mon côté je pense avoir la chance de corriger facilement. Mettez tout cela au four quelques heures, et vous aurez un succulent gâteau au final !

Y a-t-il une sortie littéraire que vous attendez avec impatience ?
Oh oui ! Elle fut celle qui me mit, sans le savoir vraiment, le pied à l’étrier. Alors oui, j’attends avec impatience le troisième tome d’"Autour de nous" de Nolwenn Renard, parce que la vie ne vaut rien sans Lizzie

Un petit mot pour la fin ?
Faut jamais me dire un « petit » mot, parce que je peux facilement m’éterniser !
Cette activité d’écrivain public m’a permis – surtout par le biais de Twitter, des mails, et du site internet pour le moment – de croiser le chemin de personnes extraordinaires. J’ai pu les concrétiser avec bonheur en rencontrant de visu Nolwenn Renard et Nina Frey. Et je compte bien que ça ne s’arrête pas là.
Mon humanisme naturel a repris une bonne dose d’optimisme au contact de cette jeunesse pleine d’enthousiasme. Que ce soient des auteur(e)s ou des bloggeurs/euses, ces jeunes (ou moins jeunes) se montrent tellement inspirants par leurs initiatives. Cela tourne toujours autour de la lecture et de la littérature, bien sûr, mais quand on gratte un peu, ça va bien au-delà. Je sens une joie de vivre très communicative, une empathie certaine, une envie de faire plaisir à autrui et une volonté de transformer ses rêves.
J’ai l’âge d’être leur père (ou même grand-père pour certains…) mais je ne peux que dire à celles et ceux qui ont l’envie de se lancer dans tout projet, quels qu’en soient les risques : "osez, foncez, surpassez-vous, réalisez », vous ne le regretterez jamais.
La seule question qu’il convient de se poser, c’est": « Si je fais cela, qu’est-ce qu’il peut m’arriver de pire ? ». Une fois que vous avez répondu à cette question, vous avez tout compris.
Enfin un dernier mot pour Aurélie, que je remercie infiniment pour cette démarche de l’interview car j’en ai été flatté et honoré, et que je félicite pour la qualité et la tenue de son blog.

Voilà donc quel lecteur se cache derrière cet amoureux des mots, dont l'aide précieuse et indispensable qu'il apporte aux auteurs pour offrir un récit irréprochable, tant sur le fond que sur la forme, fait de lui un véritable Geminy Cricket de l'Autoédition ! Encore une fois je le remercie bien chaleureusement d'avoir répondu à ces quelques questions avec autant de ferveur en dépit d'un emploi du temps bien rempli, outre le fait que ses ultimes propos me vont droit au coeur !

Venez donc visiter le site internet de Jean-Michel pour faire plus ample connaissance, c'est par ICI ! Et rejoignez-le également sur Twitter !

Chroniques 2017 \ La dernière licorne de Tobby Rolland


Un thriller ambitieux et exaltant : "La dernière licorne", de Tobby Rolland, disponible ce jour aux éditions Presses de la Cité.
Le pitch : A la suite d'un rapport rédigé pour le Parlement Mondial des Religions, la glaciologue Cécile Serval et le Professeur Arsène Parella vont se retrouver pris entre bien des feux, prêts à les éliminer pour avoir fait une indésirable découverte risquant de mettre à mal toutes les bases de nos croyances actuelles... Et si l'Arche de Noé et le Déluge constituaient des faits bel et bien réels...?
Je préfère m'arrêter là tant ce livre me paraît inrésumable, et je ne tiens pas à en dénaturer le propos pour en avoir trop dit. C'est à la suite d'une opération Masse Critique de Babelio que le hasard me confiait la lecture de ce thriller ésotérique, dont les 600 pages impressionnent au premier regard mais qui, une fois la lecture entamée, se laisse dévorer plutôt facilement. Une occasion d'autant plus belle de découvrir ce roman en avant première que je ne suis pas certaine que celui-ci aurait retenu mon attention en librairie.
Et pourtant voilà un récit aussi intriguant que nerveux, aussi audacieux qu'érudit. Sans perdre la moindre minute, l'auteur nous entraîne à un rythme effréné au quatre coins du monde à la recherche de l'Arche de Noé. Dès lors, aucun répit n'est laissé au lecteur, les chapitres s'enchaînent à un rythme effréné, les évènements se multiplient les rebondissements prolifèrent, sans compter les morts semés à tous les coins de pages... Plus qu'un thriller, il s'agit aussi d'un récit d'aventures dans la même lignée que le Da Vinci Code, et le lecteur plongera finalement au cœur de ce roman pour se laisser voguer au gré des nombreuses actions, tenu en haleine par un suspens de tous les instants avant d'aboutir à un dénouement, certes prévisible mais ô combien énergique et prenant.
Dépeints avec juste ce qu'il faut d'éléments, l'auteur a su nous livrer toute une galerie de personnages à laquelle le lecteur s'intéresse immanquablement. Chacun a sa place et tient son rôle, sait comment il doit agir et réagir, permettant au lecteur de s'investir dans cette lecture comme s'il y était.
La plume de l'auteur est vive, fluide, le style efficace et prenant, ce qui contribue à faire de ce roman une lecture certes difficile mais plaisante et agréable.
En bref : Un roman complexe et captivant pour une plongée vertigineuse à l'origine de notre histoire et de nos croyances !


mardi 23 mai 2017

Chronique 2017 \ Tu as promis que tu vivrais pour moi de Carène Ponte


Après l'effet Juliette... Préparez-vous à l'effet Molly : "Tu as promis que tu vivrais pour moi", de Carène Ponte, publié chez Michel Lafon et disponible dès le 1er juin !
 
Le pitch : Anéantie et inconsolable, Molly s'apprête à assister à l'enterrement de Marie. Marie sa meilleure amie. Marie disparue trop vite, à seulement 31 ans. Marie qu'un cancer foudroyant a décidé de lui voler pour les prochaines années qui lui restent à vivre... Mais comment vivre après ça ? Il va pourtant bien falloir car, avant de mourir, Marie a justement fait promettre à Molly de vivre pour elle... Aussi Molly reçoit bientôt un colis provenant de... Marie... Parce qu'elle entendait bien voir sa meilleure amie tenir cette promesse, Marie a tout prévu avant de partir, lui envoyant dans ce colis douze lettres... Chacune contenant un souhait, un rêve à réaliser... Une par mois... Un peu de Marie pendant un an... 
 
Le second roman... Une tâche dont il est bien difficile de s'acquitter lorsqu'on a su épater tout son monde du premier coup... Dans la vie il faut savoir être mauvais parfois, pour s'améliorer... Seulement Carène Ponte ne l'est pas. Mauvaise, j'entends. Elle avait su m'épater avec "Un merci de trop"... Et elle est parvenue à m'éblouir avec "Tu as promis que tu vivrais pour moi"... Et Finger in the nose avec ça ! Ayant donné rendez-vous dès potron-minet à Molly et sa bande, je n'ai pas lu ce livre non. Je l'ai dévoré. Je n'ai pas aimé ce livre, non. Je l'ai adoré.
 
Nous livrant un roman certes bien différent du précédent, il n'en reste pas moins que l'auteure parvient à nous embarquer dans son intrigue dès le prologue... Un prologue qui prend aux tripes et nous émeut... Molly s'apprête à enterrer sa meilleure amie Marie... Et le lecteur aussi, pris au piège de cette plume magique qui sait vous transporter au cœur même de l'histoire en moins de temps qu'il ne m'en faut pour vous l'écrire.
Dès lors le décor se met en place, les personnages entrent en scène et la magie opère... Plus qu'on ne lit, on accompagne Molly dans tous ses faits et gestes, et notamment dans ces fameuses ouvertures de lettre... On est là à trépigner, s'impatienter, se trémousser sur sa chaise... Autrement dit on vit l'instant aux côtés de Molly... Molly et Marie font partie de notre vie...
Car il est indéniable que la botte magique de Carène, ce sont les personnages... Ses personnages... Nos personnages... Elle a le don de nous présenter toute une galerie de protagonistes foncièrement humains, terriblement crédibles... Auxquels on peut (et on va) inévitablement s'identifier... Auxquels on va immanquablement s'attacher... Des personnages que l'on va adorer accompagner au cours d'une tranche de vie de 350 pages... Des personnages qui vont donc nous toucher, nous émouvoir... Ils semblent si proches qu'on s'attend à recevoir un appel de Molly pour nous raconter les derniers potins concernant John... Qu'on s'attend à voir Viviane débarquer à point d'heure pour nous faire part des dernières nouvelles la concernant... Qu'on s'attend presque à voir Marie répondre dans ce carnet... Parce qu'elle nous manque, à nous aussi...
Alors le lecteur se laisse emporter par l'histoire, voguer au gré des évènements, témoin qu'il est d'une véritable leçon de vie, de courage, de volonté, de ténacité... C'est au final un livre qui vous apprend à vivre malgré les aléas de la vie... Un livre vous enseignant qu'il faut être heureux pour avancer dans la vie... Apprendre à se dépasser, à se surpasser... Parce que la peur ne doit pas nous paralyser... "Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C'est seulement un bon moment à passer" dixit Romain Gary. Il faut donc se donner les moyens de vivre ses rêves, d'en faire une réalité, comme Molly le fait.
Autres atouts majeurs, ce sont la plume et le style de l'auteure, qui vous offre de sa plus belle écriture scènes délicieuses et autres savoureux dialogues, le tout accompagné de truculentes et indispensables notes de bas de pages... C'est fluide, c'est vif, c'est plaisant... Que demander de plus ?
 
En bref... Il ne s'agit pas là d'un effet Juliette ni d'un effet Molly... En réalité il s'agit bien plutôt d'un effet Carène : Une plume unique pour un livre qui met du soleil dans votre vie... "Il est où le bonheur... Il est où...?" Cherche pas Christophe, il est là !
 

Bouquinist Park \ Du Côté de chez Roseline : Attends-moi au ciel de Carlos Salem !


Bruxelles... Paris... Lyon... Genève... Pierre Bénite... Epinal... Le tout entrecoupé de moult aller-retour à Paris... Et vous savez quoi les amis ? Ce n'est pas fini ! Rassurez-vous cependant mes lecteurs chéris, votre dévouée est certes fatiguée mais loin d'être burn-outée ! J'ai même pu m'offrir le luxe d'une nuit d'un dodo de 6h dimanche dernier ! Voyez, je ne lâche rien... Je dirais même plus que mon cerveau de lectrice passionnée et de blogueuse exaltée ne cesse de turbiner en quête de nouvelles idées pour étoffer le blog, non seulement cet été mais aussi à la rentrée !
Trêve de divagations et place à un nouvel article rédigé dans le cadre du Bouquinist Park, une chouette petite rubrique dont je ne tiens pas seule les rênes puisqu'elle est alimentée chaque semaine par trois mordus de ma connaissance et pas des moindres puisqu'il s'agit, par ordre de passage, de ma meilleure amie, mon compagnon et ma mamounette... Trois lecteurs qui, usés de m'entendre geindre à longueur de journée de ne pas vous faire partager suffisamment de pépites, ont fini par céder à mes sollicitations en mettant leurs lectures au service de mon blog... Présentant dès lors des livres que je n'ai pas eu le temps de lire... Des auteurs que je ne connais parfois même pas... Qu'importe, pourvu que je ne sois pas la seule à voir exploser ma PAL !
Et c'est donc au tour de ma mamounette Roseline de confortablement s'installer dans le fauteuil du Bouquinist Park afin de vous présenter son tout dernier coup de cœur, j'ai nommé "Attends-moi au ciel", de Carlos Salem !

Ce que dit la 4ème de couverture... 
Quand Piedad de la Viuda, une femme séduisante et dévote au seuil de la cinquantaine, s'éveille ce lundi-là, elle ignore que sa vie va basculer à jamais. Un mois plus tôt, Benito, son époux, dont le succès dans les affaires doit tout à la fortune de sa belle-famille, est décédé dans un accident de voiture. Fille de paysans enrichis, Piedad a vécu une existence oisive, marquée par la piété héritée de sa mère, les aphorismes de son père et les boléros qui ont bercé son enfance. Brusquement, elle s'aperçoit que son mari n'était pas celui qu'elle croyait : des années durant il a détourné de grosses sommes, et s'apprêtait à s'enfuir avec sa jeune maîtresse. Et sa mort ne serait pas accidentelle. Ebranlée par ces révélations, Piedad se donne pour mission de sauver l'entreprise familiale, lourdement endettée, et de récupérer la centaine de millions d'euros cachée par Benito, aidée en cela par les messages, truffés d'allusions bibliques, que lui a laissés ce dernier avant sa mort. Encore faut-il pouvoir les déchiffrer... et échapper à ceux qui entendent eux aussi mettre la main sur cet argent. Pour découvrir la vérité, sauver son patrimoine, et sa peau ! Piedad la bigote va devoir s'aventurer dans les bas-fonds madrilènes. Et devenir, en l'espace d'une folle semaine, une femme fatale et une meurtrière. Avec Attends-moi au ciel, Carlos Salem signe un nouveau polar déjanté, sensuel et burlesque. Pas très catholique.

Roseline a aimé... Oui mais pourquoi ?
Point de place ici pour la sombre enquête menée tambour battants par d'éminents pontes de la Crim à grands coups d'expertises scientifiques... Non, on suit plutôt les folles tribulations d'une quinquagénaire fraichement veuve pour qui les principales occupations étaient jusque-là d'aller à confesse et écouter les boléros... Sauf que son mari n'est pas mort de mort naturelle... Sauf que l'entreprise familiale est en faillite... Sauf qu'il a détourné bien des sous en vue d'envoler avec sa jeune donzelle... C'en est trop pour la bigote qui change son fusil d'épaule et va se lancer à la recherche du magot... Eliminant sans vergogne et de main de maître tout obstacle susceptible de se dresser sur son chemin...
Un polar atypique donc, mais où le suspense demeure le maître mot et entraîne moult péripéties avant d'aboutir au dénouement. Le lecteur mord immanquablement à l'hameçon et se laisse donc volontiers entraîner dans les folles tribulations de cette drôle de veuve et ses alliés qui le sont tout autant.
Résumons-nous pour finir...
Autrement dit, c'est un polar déjanté et décalé, cynique et caustique qui se dresse là juste sous vos yeux... Ma mère ne connaissait pas cet auteur avant cette découverte, et n'est d'ailleurs pas peu fière de la partager avec vous au lendemain de son anniversaire... Soyez sûrs d'une chose à présent : Ses lectures n'en resteront pas là !
Je vous invite donc à retrouver dès maintenant toute la prose de Carlos Salem, dont les œuvres, et notamment "Attends-moi au ciel", sont publiés aux éditions Actes Sud ou chez Pocket et disponibles dans toutes les bonnes librairies ! Belles lectures !  

lundi 22 mai 2017

Chroniques 2017 \ Roue libre en kaléidoscope de Sacha Stellie


Un petit bijou de fantaisie dramatique : "Roue libre en kaléidoscope" de Sacha Stellie, disponible sur Amazon dès le 25 mai !
 
Le pitch : A 27 ans, Léopoldine est une actrice voix qui... N'en a que 7 puisqu'elle se sent totalement vide à la suite d'un grave accident de la circulation... A 34 ans, Marceau est un physicien qui... Déborde et se noie dans cette petite vie étriquée à force de vouloir entrer dans le moule que son entourage lui impose...
Entre ces deux là, la rencontre était improbable mais le destin va en décider autrement... Pour les pousser à fuir cette existence qui ne leur convient pas... Partir à la recherche de la vérité... Parvenir à se trouver, se retrouver eux-mêmes...
 
A l'instar de nos héros, c'est un heureux hasard qui m'a fait croiser la route de cette charmante auteure, à l'occasion d'un atelier de l'autoédition en juin 2016... Je découvrais alors une plume captivante, fascinante, brillamment mise au service d'une histoire, si simple et pourtant si forte tant cette magicienne des mots a su employer ceux qu'il fallait, ceux qui faisaient mouche à chaque coin de page... Aussi ai-je légèrement pris peur lorsque celle-ci entamait ce nouveau récit par une assommante définition de la Synesthésie, suivie d'une préface développant le propos émanant d'un éminent chercheur... Que d'éléments trop scientifiques pour l'indomptable littéraire que je suis... Seulement la peur n'exclut pas le danger alors telle Jasmine s'emparant de la main d'Aladdin, j'ai pris celle de l'auteure pour me jeter à corps perdu dans cette lecture... Et vous savez quoi ? Toujours faire confiance à son instinct...

"Vivre ou ne pas vivre... Le paradis a son enfer..." Oui ces quelques paroles pourraient à elles seules résumer le propos de ce roman à la simplicité si compliquée... A la sensibilité si enivrante... A la poésie si percutante... A la fantaisie si dramatique... Car c'est l'histoire d'une rencontre entre Léo et Marceau, deux inconnus... "Qu'un geste imprévu rapproche en secret"... Sans le savoir, ces deux êtres, blessés par le vie et égarés dans un monde qui ne les comprend pas tout à fait, vont parvenir à s'échapper d'un rassurant carcan pour revenir à la vie tout en s'y brisant les ailes... Tel un oiseau s'échappant d'une cage dont la porte est ouverte mais trop petite pour parvenir à s'en sortir sans dommage...
Si l'auteure admire Boris Vian ou Olivier Bourdeaut, qu'elle se rassure d'avoir su retrouver de cette douloureuse fantaisie, de cette éprouvante poésie, de cette amère beauté, en agrémentant le tout d'un faux air de thriller, tenant dès lors son lecteur en haleine d'un bout à l'autre de ce récit d'une rare intensité. Hypnotisé par l'auteure qui se fait sirène, le lecteur voit les mots se dessiner au fil des pages pour exploser en mille et une couleurs, odeurs, saveurs et autres manifestations suscitant les sens... Oui, la synesthésie, voyez-vous... L'auteure a su la traduire en roman... Et il est là, juste sous vos yeux...
 
En bref, ma chronique n'est pas à la hauteur de ce roman... Mais elle ne ressemble à aucune autre... Ca tombe bien, ce roman non plus, digne kaléidoscope à la hauteur de son titre...


 

samedi 20 mai 2017

Livres et vous ? Avec l'auteure Sacha Stellie !


Parce que j'aime et j'adore être sur tous les fronts de manière complètement délurée et inconsidérée, votre dévouée s'est échinée et déchaînée, non seulement hier à Epinal en me rendant aux Imaginales qui se déroulent en ce moment même... Mais aussi aujourd'hui en participant à la très intéressante journée des influenceurs littéraires, organisée par Publishroom, et dont je vous parlerai prochainement... Alors ma tête est mise à prix par la banque et mon oreiller me menace de décamper si je ne passe pas davantage de temps avec lui... Mais que voulez-vous, comme disait Gainsbourg : "Je connais mes limites... C'est pourquoi je vais au-delà..." Voilà, c'est tout à fait moi... Aussi, et malgré un manque criant de sommeil camouflé par un fond de teint du tonnerre, c'est avec joie et gaité que je m'apprête à publier, en direct live du TER me ramenant jusque chez moi, une nouvelle interview pour alimenter cette rubrique chérie et dans laquelle je pars à la rencontre d'auteurs et autres bonnes âmes gravitant autour du monde littéraire, ceci afin de vous faire découvrir le lecteur qui sommeille en chacun deux...

Et j'ai aujourd'hui l'immense plaisir de vous présenter une auteure qui est très chère à mon petit coeur de blogueuse littéraire et lectrice avant tout... Mes amis je vous présente aujourd'hui la charmante et brillante Sacha Stellie ! Témoin privilégiee de mes premiers pas dans le monde de l'Autoédition, c'est finalement à l'occasion d'un superbe atelier de l'Autoédition organisé par BOD et l'association "La Plume en question", que je rencontrais la belle et douce Sacha, dont la gentillesse n'a d'égale que sa simplicité et qui, sans même me connaître m'offrit bien volontiers un chocolat chaud, allant jusqu'à me confier la lecture de son roman "La vie rayée"... Le coup de coeur humain fut donc immédiat, rapidement suivi d'un coup de coeur littéraire, celle-ci ayant littéralement pris possession de mon âme de lectrice passionnée. Auteure des romans "La vie rayée" et "Le Choix des Tricheurs" (chronique à venir, mais chuuuuut...!), celle-ci s'apprête à publier le 25 mai "Roue libre en kaléidoscope"... Un roman dont je m'apprête aussi à publier la chronique (RDV lundi !) et qui est actuellement en jeu au format papier et dédicacé dans le cadre d'un concours pour rejoindre la bibliothèque d'un heureux élu...

Trêve de bavardages, je ne vous embête pas plus longtemps et vous invite à découvrir ses réponses... Bonne lecture !

Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je suis née à Paris en 1972, j’ai suivi des études littéraires puis publicitaires.
Le principe de carrière n’a pas grande valeur à mes yeux, le plus important étant d’apprendre et de découvrir en permanence. Cette conviction profonde nécessite une capacité à la prise de risque et l'acceptation d'une certaine instabilité. Ainsi, j’ai toujours choisi de suivre le sens du vent, consciente qu’une seule vie ne suffirait pas à réaliser tout ce que j'ai l'ambition d'explorer.
Petite au grosse lectrice ? Quelle place tient la lecture dans ta vie ?
Peut-on écrire sans aimer lire? Cela me semble antinomique... La lecture occupe donc une place primordiale. J'ai toujours lu tout ce qui me tombait sous la main. Et jusqu'au bout, même si cela ne me plaisait pas. C'est ainsi que j'ai dévoré toute la bibliothèque de ma mère dès mon plus jeune âge, sans en comprendre vraiment le sens, parfois (dans "La dentelière" de Pascal Lainé, par exemple, peut-on réellement, à huit ans, saisir toute la profondeur de cette jeune femme et sa folie dissimulée ?) J'ai ainsi lu tous les livres des programmes scolaires avec cet ennui caractéristique de ceux qui ont déjà trop lu. J'ai persévéré devant les Rabelais ou autre "Chanson de Roland" sans rechigner. J'ai poussé le zèle jusqu'aux romans en langues originales où bien sûr je ne saisissais que la moitié des textes. Mais au milieu, parfois une découverte qui marque à vie : l'absurde de Buñuel par exemple ou celui de Beckett...
Après les grands classiques, j'ai enfin choisi mes lectures par aspiration.
Aujourd'hui, je lis beaucoup moins, par manque de temps tout d'abord, et par choix d'écriture. Il m'est difficile de me plonger dans un roman alors que je suis en construction de mes propres histoires.
Je sélectionne davantage et me concentre sur de belles découvertes inconnues : les auteurs indépendants.

Quel a été ton premier coup de cœur littéraire ? Et le dernier ?
Ma première véritable révélation fut pour "Creezy" de Félicien Marceau, Prix Goncourt 1969. Je l’ai lu très jeune, aux alentours de douze ans, et je me souviens avoir été subjuguée par le personnage perdue de cette femme, icône de mode et pourtant si seule. J’ai aimé le maniement des mots de l’auteur qui bouleversait tous les codes classiques de la littérature que j’avais étudiée jusque là sur les bancs de l’école.
Mon dernier coup de coeur est pour le premier roman d'Olivier Bourdeaut "En attendant Bojangles". J'ai été profondément bouleversée par cet amour magique et vertigineux, ce tourbillon de poésie et d'illusions, ces fantaisies perpétuelles et cet optimiste étincelant. Il y a quelque chose de Bellini dans ce livre...
Mais j'ai la chance de lire en avant première le dernier roman de Nina Frey, "Ce qui nous oppose" et je pressens qu'il sera alors mon dernier coup de coeur (Je ne peux malheureusement pas vous en dévoiler davantage, seulement vous inviter à lire cette belle histoire tout en finesse).
 
Y a-t-il un livre/auteur qui t'a poussé à écrire ? Quel a été ton déclic ?
Il y en a deux : ''L'écume des jours" de Boris Vian tout d'abord, vers quinze ans, qui a été une révélation absolue par sa drôlerie et ses angles de vue déroutants. J'aime résolument l'absurde.
Puis, (rien à voir) les romans d'Anna Gavalda. Tous ses romans, j'insiste. La simplicité et la force avec laquelle elle traduit la vie à l'état pur me renverse à chaque ligne.
Le croisement de ces deux genres a été un déclic : sans la prétention de posséder le millième de leurs talents, j'ai eu l'envie irrépressible de raconter à mon tour de belles histoires. Au moins d'essayer.
 
Quel livre aurais-tu rêvé d’écrire ?
Mille. Je dois vraiment choisir ?
Je vais citer : ''Rires d'hommes entre deux pluies" de Claude Duneton. Ce n'est pas le plus grand, ni le plus beau qu'il m'ait été donné de lire, mais ce fut une réelle découverte. Entre émotions et rires, dans un style moderne et novateur, cette histoire a compté à un moment charnière de ma vie. Il est des histoires qui marquent, qui rendent heureux et distillent de l'espoir. Ce livre en fait partie.
Je crois que, grâce à lui, à mon tour, j'essaie d'écrire des histoires qui font du bien...
 
Si tu devais comparer ta vie à un roman, lequel serait-ce ?
Encore une question difficile.
Après longue réflexion, je citerai un vieux roman de Catherine Pancol, "Les hommes cruels ne courent pas les rues".
C'est un livre douloureux, au sujet pourtant souvent traité. Une histoire d'amour paternel et de manque, de fêlures et de blessures d'enfant, aux répercussions irréversibles dans une vie d'adulte. Le tout sur un ton léger, bercé de subtile dérision.
J'ai lu ce livre après avoir écrit mon premier roman "Le choix des tricheurs", et j'y ai retrouvé certaines ressemblances assez troublantes.
Quel est ton livre de chevet ? Et celui qui cale ta bibliothèque ?
Sans hésitation, "Paroles" de Jacques Prévert pour son apparente simplicité et sa réelle profondeur. Il est celui qui, en quelques strophes, parvient à m’insuffler de la légèreté lorsque le monde m'apparaît de plomb.
A l'inverse, le Premier Testament (que j'ai lu dans son intégralité, je précise) me semble idéal pour lester et assurer un non basculement de culture.
 
Que nous prépares-tu pour ton prochain roman ?
Mon prochain roman qui sort dans 5 jours ? (Éclats de rire)
Plus sérieusement, j'ai un projet d'écriture à quatre mains avec un auteur indépendant, Loli Artesia, dont j'affectionne passionnément l'écriture. Nous avons le souhait de mettre en commun nos différences et nos similitudes à travers une histoire de gémellité qui me tient particulièrement à coeur. Nous en sommes au stade des recherches et de la construction du synopsis. C'est un projet qui va bouleverser nos codes de travail respectifs, une aventure résolument passionnante.
 
Un petit mot pour la fin ?
J'aimerais parler musique et de ce pari un peu fou que je me suis lancé de réaliser une Bande Originale de Livre pour mon roman à paraître ''Roue libre en Kaléidoscope". Ce trailer, qui passe actuellement sur les réseaux, est le résultat d'une sublime rencontre et d'un long travail de collaboration. Le morceau a été composé et interprété par Adrien Plaza, un jeune artiste à la sensibilité et à l'univers hors du commun que je vous invite à découvrir dans cet article !
Mon dernier mot sera pour Aurélie que je remercie infiniment, au nom de tous les auteurs indépendants, pour son implication, sa gentillesse, sa bienveillance, sa disponibilité et sa folie douce. Car oui, pour être aussi passionnée, je l'affirme, il faut une certaine dose de folie.

Voilà donc quelle lectrice se cache derrière cette formidable auteure à la plume remarquable et au talent indéniable, dont j'ai savouré chaque mot déposé avec autant de délicatesse que de justesse, sur un papier qui n'a sans doute pas encore réalisé l'honneur qu'on lui offrait... Encore une fois je la remercie... Tout d'abord de s'être prêtée avec tant de sincérité et de passion au jeu de mes petites questions indiscrètes en dépit d'un emploi du temps plus que rempli... Ensuite pour ses ultimes propos qui me sont destinés et qui me touchent plus que je ne saurai l'exprimer... Enfin je la remercie pour tout ce qu'elle peut m'apporter au travers de ses écrits... Ce sont des auteurs comme Sacha qui, lors de périodes difficiles où tout peut basculer, des moments délicats où j'ai parfois envie de tout abandonner, ce sont des auteurs comme elle qui me reboostent et me poussent à me dépasser un peu plus chaque jour...

N'oubliez pas que le nouveau roman de Sacha Stellie sort ce 25 mai prochain ! Découvrez en ma chronique ICI et n'hésitez pas à retrouver tous les romans de Sacha juste ICI ! A noter que celui-ci est à gagner en ce moment même sur mon blog... Alors précipitez-vous dessus les amis !

Chroniques 2017 \ Ce qui nous oppose de Nina Frey


"Come... Raise me up... Wake me up, take me to the light"... Autrement dit, ce que m'a inspiré "Ce qui nous oppose" de Nina Frey, disponible dès aujourd'hui sur Amazon.
 
Le pitch : Elle a fui le confort de sa famille et des quartiers versaillais pour rejoindre un sombre squat parisien... Il tente de fuir le regards des autres qui n'ont plus d'yeux que pour ses blessures, causées par un dramatique accident de moto... Le premier contact entre Tina et Max n'est pas des plus chaleureux... Pour autant les bancs de la fac et un mémoire de sociologie va les contraindre à se rapprocher... Pour avancer et... Se laisser vivre, qui sait ?
 
Souvenez-vous... Il y a un an, j'avais beaucoup aimé "Charlie, 17 ans", le tout premier roman de Nina Frey... Aussi quelle belle surprise et quel doux plaisir furent les miens lorsque cette dernière me proposait la découverte en avant première de sa nouvelle production disponible ce jour... Un plaisir simple et pourtant fort... Très fort... Comme le fut cette lecture d'une violente beauté qui n'a d'égale que sa flagrante vérité...
 
Alors je sais bien que je l'ai lue d'une traite aux petites heures d'une nuit étoilée... Pour autant cette belle histoire, je ne crois pas l'avoir rêvée. Non, je l'ai bien lue au travers de ces pages. Car l'auteure nous livre ici un magnifique récit sur les traces indélébiles que laissent les (trop) nombreuses épreuves infligées par une vie qui, dans le même temps, nous intime pourtant d'avancer, bon gré mal gré. Des traces indélébiles bien différentes pour chacun des deux jeunes en quête d'identité et en pertes de repères dont nous faisons la connaissance ici... Différentes et pourtant... "Nos cicatrices et nos tatouages sont là pour nous rappeler à quel point nous sommes pareils : deux combattants de la vie".
Dès lors le lecteur, touché au plus profond de son cœur dès les premiers chapitres par un combat qui pourrait être le sien, ne pourra que lire, lire toujours, lire encore ce roman dont les pages lui révèlent les contradictions façonnant tout être et faisant de lui ce qu'il est aux yeux du monde : Un homme, une femme comme le sont Max et Tina... "Ton premier piercing, tu l'as fait à la fois pour être différente, et pour ressembler à quelqu'un"... "Tu sors bien avec moi alors que tu mourais d'envie de te fondre dans la masse"... "Je n'en reviens toujours pas qu'on soit ensemble. Nous, si différents mais si proches". N'était-ce pourtant pas évident que ces deux-là étaient faits pour être ensemble, se confronter, s'aider, se relever, avancer main dans la main pour au final lire dans les yeux l'un de l'autre "tout ce chemin parcouru, l'un avec l'autre, l'un contre l'autre, face à nos démons, face aux autres"...
Pour parfaire le tout on retrouve la plume sensible et authentique qui fait le charme de l'auteure... Une plume sensible, mais aussi passionnelle ici, à l'image de l'histoire naissante entre ces deux cabossés de la vie... Pour une lecture aussi plaisante qu'addictive...
 
En bref, un roman aussi simple que choc, aussi beau que rock...